Cette interrogation invite à explorer les tensions, les circulations et les recompositions à l’œuvre dans les dispositifs contemporains de l’alternance. Ces dispositifs étant considérés non seulement comme des espaces de formations mais aussi comme des lieux de production et de transformation des identités professionnelles, estudiantines et organisationnelles.
L’alternance comme espace de négociation des savoirs et des institutions
Selon les approches, et les logiques de justifications l’alternance est au centre de différents spectres identitaires : apprentissage « de la seconde chance » à la « filière d’excellence », d’une approche service du marché et de l’employabilité, au levier d’inclusion et de démocratisation de l’enseignement supérieur. Au-delà des injonctions à l’employabilité, l’alternance peut-elle se mettre au service de l’émancipation de ses acteurs ? Comment transforme-t-elle les conceptions de l’enseignement visant la professionnalisation comme c'est le cas traditionnellement dans les haute-écoles ? Est-elle compatible avec la conception de l’enseignement par et pour la recherche fondamentale au cœur du modèle Humboldtien, qui constitue encore l’un des socles de nos universités ?
Interfaces, tensions et transformations identitaires
En redéfinissant les frontières entre le monde académique et professionnel, l’alternance conduit à (ré)interroger la nature de nos organisations et institutions et nos rapports aux savoirs et à l’expérience. Saisir les contours des identités de l’alternance suppose en effet d’analyser comment s'instaurent les relations lorsque se rencontrent deux mondes aux rationalités parfois divergentes. Ces tensions identitaires qui traversent tant les organisations que les acteurs peuvent se discerner en explorant les interfaces pédagogiques, les lieux et processus de reliances et de coopération, les documents légaux et contractuels, comme autant d’« objets-frontières » de l’alternance.
Une identité plurielle à l’épreuve des pratiques et des contextes
Même au sein d’un même pays, d’une même région, l’alternance est plurielle et polysémique. Ses usages, parfois étendus ou détournés, s’expliquent en partie par sa proximité avec d’autres dispositifs d’apprentissage intégré au travail (Work-Integrated Learning – WIL), tels que le stage long, l’enseignement clinique, le service learning ou encore l’entrepreneuriat étudiant. Dès lors, au sein de cette mosaïque de dispositifs, quelles sont les constantes qui caractérisent l’alternance ? Et comment peut-elle s’enrichir des apports de l’apprentissage expérientiel et de l’apprentissage intégré au travail ?
Une approche historique et internationale
L’alternance revêt différents visages selon les contextes nationaux et régionaux dans lesquels elle émerge. Une grande diversité de dispositifs est observée — apprentissage en France, stages co-op au Canada, modèles duaux en Allemagne et en Suisse — qui, tout en partageant certaines caractéristiques, restent intimement liés à leurs contextes sociohistoriques, économiques et juridiques. Des Maisons Familiales Rurales à son déploiement en enseignement supérieur, comment l’alternance a-t-elle évolué à travers les époques ? Quelles connaissances peuvent émaner des spécificités des écosystèmes locaux sur la manière dont est conçue l’alternance ? Les analyses situées et/ou comparées de ces cadres apportent un éclairage précieux sur les enjeux et l’identité contemporaine de l’alternance dans l’enseignement supérieur.
Identité de l'alternance : perspectives socio-historiques, analyse comparative et visée épistémologique
L’alternance dans les politiques éducatives : entre tensions identitaires institutionnelles et régulations organisationnelles
Pédagogie de l'alternance, apprentissage expérientiel et parcours de formation
Identités émergentes des acteurs de l’alternance : négociations et définition des métiers de l’alternance et de nouveaux lieux de collaboration.
Individuelle ou en symposium
Échanges de pratiques,
Co-développement...
Posters, vidéos, audio...
L'appel à communication du colloque alter4sup sera diffusé à partir du mois de juin 2026.
Les inscriptions et dépôts seront ouverts à partir du mois de septembre 2026.
Cheffe de Projet - Doctorante en Sciences de l'Éducation
alter4sup
Université Libre de Bruxelles
Professeur en Sciences de l’Éducation et de la Formation
Haute École Fédérale en Formation Professionnelle
Conseiller Principal Stratégique à la Vice-Rectrice Partenariats Communautaires et Internationaux
Université de Montréal
Professeur en Communication Organisationnelle
Université Catholique de Louvain
Collaborateur
Collège des Commissaires et Délégués du Gouvernement auprès des Établissements d'Enseignement Supérieur
Professeur en GRH - Chercheur associé au CNAM
Haute École d'Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud
Promotrice - Maîtresse de Conférence
alter4sup
Université Libre de Bruxelles
Directrice du Département de la Santé et des Technologies Médicales
Haute École Louvain en hainaut
Professeur en Psychologie du Travail et des Organisations
Université Libre de Bruxelles
Program Manager du Master en Sales Management en alternance
HEC Liège
Appels à communications, ouverture des inscriptions : recevez chaque mise à jour du colloque alter4sup 2027.